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ujourd’hui, comme tous les matins, ma première activité de la journée consiste à m’informer de l’actualité. D’un point de vue géopolitique, les guerres en Iran et en Ukraine ont entraîné des incertitudes importantes sur le plan de l’économie et de la sécurité dans le monde entier. En raison des limitations importantes sur les marchés pétroliers et gaziers, les coûts de l’énergie, des transports, de la construction, des bâtiments et de la fabrication ont tous augmenté. Les minéraux critiques constituent désormais un levier économique dans la stratégie géopolitique. La technologie continue d’évoluer rapidement, entraînant des perturbations importantes à l’échelle mondiale. Nous traversons une ère de changements rapides, d’évolution des relations et d’incertitude générale.
Par conséquent, la plupart des citoyennes et citoyens canadiens apportent leur soutien croissant au secteur des ressources naturelles au Canada. Le pays dispose des ressources et de la capacité nécessaires pour fournir au reste du monde les minéraux et l’énergie dont les nations ont besoin pour maintenir à flot leurs économies. Le premier ministre Mark Carney s’est engagé à réduire le délai réglementaire d’approbation des grands projets à un maximum de deux ans. Alors que je rédige cette préface, le Bureau des grands projets (BGP) est en cours de création et deviendra le mécanisme chargé de concrétiser ces objectifs. Le BGP est aussi chargé d’aider à obtenir des fonds pour ces projets. Partout au Canada émerge une volonté collective de créer une infrastructure permettant de mettre en service davantage de mines et d’installations pétrolières et gazières. C’est une période favorable à notre industrie.
Pourtant, une incertitude me tient éveillé la nuit : nos ressources humaines seront-elles suffisantes pour l’exécution de ces projets simultanément ? Mon expérience m’a montré que la construction et la conception simultanées d’une poignée de projets de plusieurs milliards de dollars suffisent à mettre à l’épreuve notre capacité à fournir les ressources humaines indispensables pour les mener à bien. Les délais nous échappent et les coûts d’investissements montent en flèche. Lors du dernier essor du secteur du bâtiment dans les années 2010, les prix des projets avaient doublé, voire plus.
L’ICM joue un rôle important dans le développement de la capacité du Canada à répondre à la demande future en main-d’œuvre qualifiée. Nos conférences et congrès visent à encourager le transfert de connaissances entre les personnes y participant. Nos salons commerciaux leur présentent les toutes dernières technologies disponibles permettant de réduire les coûts et d’améliorer la qualité des résultats. Nos webinaires, des cours intensifs et directs en ligne, dispensent des connaissances aux personnes y prenant part. Le CIM Magazine propose les dernières actualités et les avancées les plus remarquables du secteur minier. Nos sections organisent des présentations pertinentes pour leur région, et nos sociétés approfondissent leurs domaines d’expertise.
Cela étant, nous savons bien que nous avons encore beaucoup à faire. Le comité exécutif de l’ICM travaille actuellement sur un mécanisme que nous prévoyons d’utiliser pour renforcer l’intérêt des nouvelles et nouveaux diplômés et améliorer l’allure à laquelle ils deviennent opérationnels dès l’obtention de leur diplôme dans des établissements d’enseignement supérieur. C’est en promouvant la collaboration entre les établissements universitaires, les partenaires de l’industrie et l’ICM que nous parviendrons à atteindre cet objectif. En outre, l’ICM collaborera avec d’autres institutions et associations afin de sensibiliser les étudiantes et étudiants dans les établissements universitaires aux perspectives professionnelles, et notamment aux expériences professionnelles dans des mines en activité.
C’est une période propice à l’exploitation minière au Canada, et l’ICM peut contribuer à développer une main-d’œuvre qualifiée afin de faire face aux besoins à l’échelle mondiale.
Traduit par Karen Rolland