En juin, j’ai eu la chance de participer à deux rencontres, séparées l’une de l’autre par 4 000 kilomètres. La première était l’assemblée générale annuelle (AGA) de la société minière de la Nouvelle-Écosse à Western Shore, en Nouvelle-Écosse, à laquelle participaient des personnalités politiques des gouvernements fédéral et provinciaux. La seconde était l’événement Under the Northern Sky (Sous le ciel du Nord) de la section d’Edmonton en Alberta, inaugurée par Brian Jean, ministre de l’Énergie et des Minéraux de la province.
Comme nombre d’entre vous le savez, la Nouvelle-Écosse et l’Alberta font partie des sept provinces qui ont introduit des stratégies sur les minéraux critiques ainsi que des réformes réglementaires, des bureaux dédiés et/ou des aides à l’investissement dans ce domaine pour faire avancer les projets, renforcer les chaînes d’approvisionnement et attirer du capital. J’ai quitté ces deux rencontres avec le sentiment que nous avançons dans la même direction.
Deux thèmes communs à ces rencontres se sont particulièrement démarqués : la nécessité de mobiliser les communautés autochtones et de faire équipe avec elles, et les préoccupations communes concernant la main-d’œuvre indispensable pour répondre aux possibilités qui s’offrent à notre industrie.
La bonne nouvelle est que la mobilisation des communautés autochtones et le partenariat avec elles dans les régions dans lesquelles nous exerçons nos activités sont de plus en plus considérés comme un élément intégral des activités commerciales au Canada. Houston Barnaby, l’un des partenaires fondateurs d’Indigenous Treaty Partners (ITP), a animé une présentation remarquable en Nouvelle-Écosse sur les fondements juridiques et historiques des relations actuelles entre l’industrie, les gouvernements et les communautés autochtones.
En Alberta, les entreprises détenues et dirigées par des Autochtones prospèrent dans le domaine des sables bitumineux. Entre 2023 et 2025, 40 % des projets sur l’énergie et l’infrastructure connexe dans la province étaient majoritairement détenus par des communautés autochtones, et 20 % étaient entièrement détenus par ces dernières. Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir, mais le dynamisme est fort et positif.
Le principal problème qui a été évoqué lors des deux rencontres concernait l’offre de main-d’œuvre. Nombre de personnes participant à ces événements avaient le sentiment que les jeunes arrivant sur le marché du travail ne sont pas conscients de la transformation que la technologie a engendrée dans l’industrie minière. L’exploitation autonome, la transition numérique, l’intelligence artificielle (IA), l’électrification et d’autres avancées exigent désormais des compétences et des capacités bien différentes de ce que beaucoup supposent concernant notre secteur. L’ICM et d’autres organisations s’efforcent de faire évoluer ces suppositions.
Lors de la rencontre en Nouvelle-Écosse, Patty Hajdu, ministre de l’Emploi et des Familles, a présenté une nouvelle stratégie visant à répondre aux pénuries de main-d’œuvre dans six secteurs industriels au Canada. L’Alliance pour la main-d’œuvre de l’industrie des mines et des minéraux est la première des six alliances annoncées, unifiées par une mission commune : cibler les défis les plus pressants du marché du travail et y remédier, de même que coordonner les investissements publics et privés en faveur du développement des compétences afin de créer des occasions valorisantes pour la main-d’œuvre canadienne, là où elle est la plus recherchée, pour bâtir un Canada fort. Le conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM) sera responsable de la gestion de l’alliance, et l’ICM collaborera avec ce dernier et d’autres pour proposer des programmes importants.
En 2024, le conseil de l’ICM a décidé de collaborer avec le RHiM et d’autres entités dans le cadre de l’initiative « L’industrie minière a besoin de vous » afin d’éduquer et d’attirer vers notre secteur des élèves du primaire et du collège, du lycée et de première année à l’université. Le programme d’expérience de l’industrie minière (EXiM) en est un exemple. Dans le cadre de ce programme, des étudiantes et étudiants de première année dans le domaine de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) participent à un programme rémunéré de deux semaines qui les familiarise avec le secteur minier (voir en p. 40, uniquement disponible en anglais). Parmi les autres programmes figurent le développement de programme pour les écoles primaires et le collège, l’octroi de bourses d’études, et des rencontres entre les ambassadrices et ambassadeurs de notre secteur et les élèves pour partager avec eux des informations sur les carrières dans le secteur minier. Je vous encourage à consulter minesetvous.ca et MiHR.ca pour obtenir plus d’informations.
C’est une période palpitante pour notre industrie. Nous avons toutes et tous une responsabilité vis-à-vis d’elle et devons la soutenir pour lui permettre de prospérer, aujourd’hui et à l’avenir.