L es Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 ont pris fin en février. Comme d’habitude, j’ai tiré d’importants enseignements et parallèles des résultats de notre équipe olympique et des quêtes de nos athlètes. Félicitations à toutes et à tous les athlètes en compétition. Je ne suis jamais aussi fière d’être Canadienne que lorsque je regarde nos athlètes concourir. Comme de nombreux compatriotes, je suis une avide consommatrice des Jeux olympiques d’hiver.
Les athlètes participant aux Jeux olympiques d’hiver sont endurants. Si la plupart d’entre nous vivant dans des climats froids rêvons de nous échapper vers le soleil et la chaleur, les athlètes en quête d’une médaille d’or se lèvent avant l’aube, jour après jour, pour s’entraîner dans des températures négatives. Celles et ceux d’entre nous qui travaillent dans le monde des ressources cycliques évoluent aussi dans des climats rudes et des régions reculées, et ne font parler d’eux que tous les quatre ans, voire plus. Nous sommes, nous aussi, déterminés.
Le Canada a décroché 21 médailles, le nombre total de médailles le plus faible depuis Salt Lake City en 2002, où nous en avions remporté 17. Nous avons remporté 26 médailles à Beijing en 2022, 29 à Pyeongchang en 2018, 25 à Sochi en 2014, 26 à Vancouver en 2010 et 24 à Turin en 2006. Il est intéressant de noter que, depuis 2002, le nombre total de médailles accordées aux Jeux olympiques d’hiver a augmenté de 49 %, pour passer de 234 à 349. Le Canada a investi dans ses athlètes et des programmes en amont des Jeux olympiques de Vancouver. Nos athlètes ont obtenu des résultats avant et après, nous persuadant qu’ils se réveillent un jour comme les meilleurs athlètes du monde et continuent d’occuper cette place pour de longues années.
L’investissement s’est tari au Canada, et cela s’est reflété sur nos résultats en termes du nombre de médailles obtenues. Cela montre la nécessité d’un soutien structurel envers l’investissement dans les sports pour soutenir le développement des talents. Le financement des programmes de sport communautaire permettant aux jeunes d’y participer est plus essentiel que jamais pour les encourager à se battre et à remporter des médailles d’or, promouvant ainsi notre identité précieuse pour les Jeux olympiques d’hiver.
Comme le montre l’histoire, l’investissement par le pays d’accueil dans l’entraînement, l’infrastructure et le soutien aux athlètes dans la course vers les Jeux olympiques d’hiver mène à la réussite dans ce pays. L’Italie a remporté 30 médailles d’or dans ces Jeux, et a terminé troisième en termes du nombre total de médailles remportées. En comparaison, elle avait remporté 17 médailles en 2022 et 10 en 2018. À tout point de vue, les Jeux en Italie ont connu un succès retentissant !
Nos équipes féminines et masculines de hockey sont rentrées avec la médaille d’argent. Notre équipe masculine de curling a remporté la médaille d’or, et la féminine la médaille de bronze. Ces résultats montrent que la compétition continue de se renforcer et que, si nous espérons rester les meilleurs, nous allons devoir intensifier nos efforts.
Comme pour nos athlètes, l’investissement du Canada dans notre secteur des ressources décline depuis des années. D’autres pays nous supplantent dans nos classements et nos positions sur le podium des ressources. La course est engagée pour garantir l’approvisionnement en métaux et matériaux et parvenir à la neutralité carbone. Le Canada doit investir comme si nous allions accueillir les « Jeux olympiques miniers » chaque année pour les 20 années à venir, pour encourager le développement d’une filière solide des ressources.
L’enseignement que nous tirons de ces Jeux olympiques est qu’un investissement durable prolongé (nous parlons en décennies) dans le soutien aux personnes et aux structures est essentiel pour gagner sur la scène mondiale. On peut comparer la priorité actuelle qu’accorde le Canada aux métaux et minéraux critiques à notre qualification future en tant que pays d’accueil pour les Jeux olympiques. Profitons de l’occasion de bénéficier du soutien du gouvernement, de l’intérêt des investisseurs et du sentiment public pour extraire de l’or, de l’argent, du bronze (cuivre et étain). Cela nous permettra de remonter sur ces podiums et d’entendre une fois encore l’hymne national « Ô Canada » retentir sur la scène mondiale.