Le Canada a-t-il besoin d’une nouvelle fonderie de cuivre ?Alors que la demande de cuivre est en hausse, le Canada se demande si la construction d’une nouvelle fonderie et raffinerie de cuivre sur le territoire est stratégiquement une bonne idée, malgré le contexte économique difficile
Le Canada est un important producteur de cuivre. Pourtant, près des deux tiers du concentré de cuivre produit par des mines canadiennes sont importés vers l’Asie et ailleurs pour son traitement.
Aujourd’hui, le gouvernement fédéral examine la nécessité pour le pays de se doter d’une nouvelle fonderie et raffinerie de cuivre dans l’ouest du Canada. En décembre 2025, Ressources naturelles Canada (RNCan) a publié une demande d’information (RFI) sur la viabilité économique, la valeur stratégique et les sites géographiques potentiels pour la construction d’une installation de traitement de cuivre dans l’Ouest canadien.
« Les actifs intermédiaires (autrement dit, les installations de traitement du cuivre qui comprennent les usines de traitement des minéraux, les raffineries et les fonderies) sont essentiels pour sécuriser les chaînes logistiques du Canada et transformer les matières premières en matériaux avancés nécessaires à l’énergie propre, à la défense, aux infrastructures numériques et à la fabrication de nouvelle génération », déclarait RNCan dans sa note d’information à l’attention des parties prenantes.
Dans son appel à candidatures, RNCan a invité à une consultation, à l’échelon national et international, l’industrie, les investisseurs, les opérateurs commerciaux, les organismes gouvernementaux, les Premières Nations et les organisations autochtones, le monde universitaire ainsi que les organisations à but non lucratif et les organismes de recherche ayant de l’expérience et un intérêt pour l’extraction et la fusion du cuivre.
Un riche patrimoine en matière de fusion et d’affinage
Aujourd’hui, le Canada ne compte plus qu’une seule fonderie et raffinerie de cuivre totalement intégrée. Il s’agit de la fonderie Horne de Glencore à Rouyn-Noranda, au Québec, et sa raffinerie de cuivre canadienne à Montréal-Est.
« Nous avons laissé faire », déplorait John Steen, directeur du Bradshaw Research Institute for Minerals and Mining (l’institut de recherche Bradshaw pour les minéraux et les mines) à l’université de la Colombie-Britannique (UBC). « Les nations occidentales ont abandonné leur stratégie autour des minéraux. Les gouvernements à l’époque n’ont vu aucune raison stratégique d’implanter une fonderie dans leurs pays, surtout lorsque la pollution était élevée. Mais la Chine prenait des décisions pour des raisons stratégiques. »
L’extraction et la fusion du cuivre faisaient partie des premiers pas du développement industriel du Canada. D’après certaines estimations, près de 50 fonderies de cuivre (dont beaucoup étaient relativement petites et situées près de sites miniers) sont entrées en production entre 1849 et 1960.
Certaines ont obtenu une reconnaissance internationale. La fonderie Granby à Grand Forks, en Colombie-Britannique, qui a ouvert ses portes en 1900, était à l’époque la plus grande fonderie pour métal non ferreux de l’empire britannique, et la seconde plus grande au monde.
Au Québec, la fonderie Horne a établi le record du meilleur taux horaire de fusion du cuivre dans les années 1950 pour un seul haut-fourneau. Elle a préservé ce statut, en développant ses technologies, pendant près de 40 ans. Toutefois, de grandes améliorations sont devenues incontournables pour conformer l’usine vieille d’un siècle aux normes contemporaines. L’une d’elles, un investissement de 300 millions de dollars pour réduire les émissions, est notamment en attente car la société négocie de nouvelles conditions avec le gouvernement du Québec.
La dernière fonderie de cuivre en C.-B. a fermé ses portes dans les années 1980. Depuis, la poignée de fonderies qu’il restait dans le pays ont pratiquement toutes fermé.
La fonderie Gaspé, une fonderie de cuivre dans l’est du Québec exploitée par Noranda, a fermé en 2002, suivie par la fermeture de la raffinerie de cuivre Copper Cliff d’Inco à Sudbury, en Ontario, en 2005. La fonderie de cuivre-zinc de Hudbay Minerals à Flin Flon, dans le Manitoba, et la fonderie de cuivre Kidd Creek de Glencore à Timmins, en Ontario, ont toutes deux fermé leurs portes en 2010.
Fusion de cuivre à la fonderie Horne de Glencore au Québec. Avec l’aimable autorisation de Glencore Canada
Sous-traitance en Asie
D’après l’association minière du Canada (AMC), la Chine, le Japon et la Corée assurent à elles seules environ 70 % de la fusion et 61 % de l’affinage du cuivre à l’échelle mondiale.
« La part de la capacité mondiale de fusion de l’Asie est passée d’environ 21 % en 1990 à 70 % en 2024. La part des Amériques a, quant à elle, décliné d’environ 39 % à 10 % sur la même période », indiquait l’AMC dans sa réponse à la RFI du 27 janvier de RNCan. « La part de l’Europe a, elle aussi, décliné, passant de 29 % à 15 %. »
Dix-huit des 22 plus grandes fonderies du monde se trouvent en Asie, et aucune en Amérique du Nord, indiquait l’AMC. En ce qui concerne les raffineries de cuivre, 14 des 20 plus grandes se trouvent en Asie, et une seule en Amérique du Nord.
Phillip Mackey, métallurgiste renommé et intronisé au Temple de la renommée du secteur minier canadien (TRSMC), déplorait que les fonderies et les raffineries canadiennes soient toutes fermées.
« Nous devons traiter les concentrés à l’échelle nationale. Nous devons vendre ces produits, et nous pouvons le faire de manière efficace et rentable », indiquait-il. « Je ne comprends pas que l’idée de construire une nouvelle fonderie fasse l’objet d’un débat. C’est essentiel, qu’elle soit construite en C.-B., au Québec ou sur la côte est. Nous devons diversifier nos échanges commerciaux. »
Sécurité nationale contre réalités de marché
Si les actifs de traitement du cuivre ont une valeur stratégique et peuvent répondre aux impératifs géopolitiques, la réalité économique est qu’il est difficile de les rendre profitables.
« La valeur stratégique de ces fonderies est énorme, mais leur valeur économique est pratiquement nulle », déclarait M. Steen de l’UBC. « Il est vraiment difficile d’en faire une activité rentable, sachant que ces usines coûtent plusieurs milliards de dollars. Leur construction ne sera possible qu’avec une aide ou l’octroi d’une subvention du gouvernement. »
Jay Khosla, directeur général de la politique économique et énergétique du Forum des politiques publiques du Canada (FPP) à Ottawa, est aussi de cet avis. « L’analyse de rentabilité n’est pas forte dans le cas des conditions de marché, mais le cas géopolitique affole les compteurs. Il faut donc concilier les divergences entre ces deux critères », indiquait-il.
« Rien de tout cela n’aura lieu sans un investissement important du gouvernement. Ainsi, il faut se demander si ce cas stratégique est pertinent pour le Canada. Et si le gouvernement décide d’investir, sera-t-il remboursé ? [Le] gouvernement doit sérieusement réfléchir à tout cela. »
Des prix élevés pour l’apport en cuivre brut, une capacité de traitement du cuivre sous-utilisée, ainsi que des frais de traitement et d’affinage faibles ou négatifs (les frais dont s’acquittent les mines auprès des opérations de traitement pour convertir les matières premières en métaux raffinés) constituent tous des obstacles à la rentabilité.
« Il est difficile de faire une bonne affaire commerciale lorsqu’il est fort probable que les frais de traitement et d’affinage vont rester à un tarif bas dans le proche avenir (au moins dans les cinq à dix années à venir) », indiquait un opérateur commercial d’une entreprise internationale de négoce du cuivre.
« À moins que le gouvernement canadien n’intervienne en imposant une interdiction d’exporter du concentré et/ou en accordant un soutien financier majeur pour un projet de fonderie, je pense qu’il y a peu de chances que ce projet se concrétise », concluait-il.
Par ailleurs, la surcapacité mondiale de traitement du cuivre restera un obstacle. D’après l’AMC, la capacité mondiale d’affinage du cuivre en 2024 était d’environ 32,6 millions de tonnes, et la production de cuivre raffiné de 27,4 millions de tonnes. Ceci a entraîné un taux d’utilisation moyen de la capacité d’environ 84 %.
La construction d’une nouvelle fonderie et raffinerie exigerait également du Canada qu’il augmente ses importations de cuivre sous forme de matière première pour compléter la production nationale. Le Canada est un producteur important de ce métal rouge, mais ses réserves représentent moins de 1 % des réserves mondiales de cuivre, indiquait l’AMC, ajoutant que les mines de cuivre canadiennes ont produit environ 25 % de cuivre en moins en 2024 que ce qu’elles n’avaient produit une décennie plus tôt.
« Nous ne sommes pas certains que la capacité de production actuelle à la mine en C.-B. justifie la construction d’une fonderie. Il faudrait que plusieurs gros projets soient validés pour que cela soit rentable », indiquait l’opérateur commercial basé aux États-Unis, ajoutant que les coûts de fret maritime de la côte ouest du Canada à l’Asie ne sont « pas si terribles ».
En janvier dernier, une nouvelle étude menée par S&P Global prévoyait que l’offre mondiale de cuivre serait inférieure de 10 millions de tonnes à la demande d’ici 2040, créant un « risque systémique » pour les industries mondiales. En outre, un rapport de l’agence internationale de l’énergie (AIE) publié en mai 2025 prévoyait une augmentation de 30 % de la demande en cuivre raffiné d’ici 2040.
« Les perturbations récentes dans de grandes mines de cuivre ont supprimé une grande partie de la source primaire d’approvisionnement des marchés mondiaux », prévenait l’AMC, indiquant que d’autres mines de cuivre dans des pays comme la République démocratique du Congo avaient vu leur production baisser ces dernières années.
« Associées à une forte demande, ces perturbations ont contribué à la hausse récente des prix du cuivre, lesquels ont passé la barre des 13 000 dollars américains la tonne, dépassant ainsi les niveaux d’avant la pandémie de Covid et le pic du supercycle de 2011 », indiquait l’AMC.
« Dans ces conditions, la difficulté que risquent de rencontrer les fonderies et les raffineries implantées dans des pays aux coûts élevés est de plus en plus davantage une question de capacité de survie que de rentabilité. Une compression des marges soutenue, associée à une flambée des coûts de l’énergie, de la main-d’œuvre et de la mise en conformité, a augmenté le risque de fermetures permanentes des installations de fusion et d’affinage dans les pays occidentaux. »
Pour M. Mackey, les difficultés ne sont pas insurmontables. Il soutenait que l’importation de suffisamment de cuivre sous la forme de matière première ne serait pas un problème. Les mines d’Amérique latine produisent plus de 40 % du cuivre extrait à l’échelle mondiale, et expédient la majeure partie de ce concentré en Chine, indiquait-il. Si une fonderie est construite au Canada, une partie de ce concentré pourrait y être expédiée.
Il indiquait également que le Canada ne dispose d’aucune mine d’aluminium, malgré une industrie de l’aluminium florissante. Les usines d’aluminium reposent principalement sur les importations de bauxite et d’alumine, majoritairement du Brésil, d’Australie et de Guinée.
Nouvelles structures de financement
Du point de vue de M. Mackey, le gouvernement fédéral pourrait adopter plusieurs voies pour soutenir la nouvelle capacité de traitement (fusion et affinage) à l’échelon national, notamment l’octroi de subventions coordonnées au service des politiques, des mesures d’incitation fiscale, des partenariats public-privé, une participation en capital et des accords d’enlèvement.
Il évoquait l’accord d’enlèvement du Canada pour le concentré de graphite de la mine de Matawinie de Nouveau Monde Graphite, au Québec, comme concept sur lequel il serait possible de s’appuyer. En octobre dernier, la société a signé un accord d’enlèvement de sept ans avec le gouvernement du Canada pour un agrégat de 30 000 tonnes par an de concentré de graphite.
La liste des conditions inclut un engagement d’achat ferme de 15 000 tonnes par an d’Ottawa, le reste devant provenir des pays alliés. Le volume sur lequel le Canada s’est engagé inclut un partage des bénéfices à 50/50 au-dessus du prix fixé déterminé, net de toute perte que le gouvernement pourrait encourir.
Dans ce cas de figure, indiquait M. Mackey, les fonds publics ne soutiendraient pas ces industries. « Une fonderie n’est pas une mine qui expédie un produit partiellement fini. Du point de vue conceptuel, les mécanismes de financement ou de soutien et de prix plancher pourraient être identiques », indiquait-il.
« Dès qu’une usine moderne sera créée, elle sera aussi compétitive qu’une usine moderne existante au Japon ou en Europe, par exemple », ajoutait-il. « En outre, des produits dérivés importants tels que de l’acide sulfurique, des métaux précieux tels que de l’or, de l’argent et d’autres métaux à valeur élevée [pourraient] s’ajouter à la base de revenus. Inévitablement, une telle usine disposera d’une planification adéquate et pourrait constituer un centre pour une grande gamme d’activités de fabrication, créant davantage d’emplois. »
D’autres affirmaient que, sur le court à moyen terme, le Canada pourrait aussi proposer des prêts, des mesures incitatives et des voies pour l’obtention de permis de manière à remettre en service certaines usines de traitement, usines métallurgiques et fonderies anciennement en production.
La technologie pour surmonter le syndrome du « pas de ça chez moi »
Dans son appel à candidatures, RNCan reconnaît que les inquiétudes portant sur les permis sociaux d’exploitation, et l’opposition due aux émissions possibles de métaux lourds tels que l’arsenic ou le plomb, pourraient faire échouer l’avenir d’une nouvelle fonderie et raffinerie de cuivre au Canada.
Toutefois, M. Mackey soutenait que les fonderies modernes sophistiquées d’Europe, telles que la fonderie Harjavalta de Boliden, en Finlande, sont écoénergétiques et respectueuses de l’environnement.
« Lorsqu’on demande une nouvelle fonderie en C.-B., je pense que le grand public s’imagine l’une de ces anciennes usines obsolètes, toujours construite sur le site minier, qui n’est certainement pas parmi les plus propres et où les normes environnementales sont au plus bas », indiquait-il. « Les fonderies construites aujourd’hui avec une technologie moderne sont propres et écoénergétiques. Le concept n’est probablement pas très éloigné de celui d’une usine électrique telle qu’une usine pour véhicules électriques à batterie. »
Alors que RNCan pèse le pour et le contre, Heather Exner-Pirot, membre agréée et directrice de l’énergie, des ressources naturelles et de l’environnement au Macdonald Laurier Institute, se demandait s’il n’existait pas une autre solution.
« Peut-être que la compétitivité au niveau mondial de cette fonderie de 5 milliards de dollars n’est pas intéressante à cette échelle. Toutefois, un projet plus petit, qui pourrait ne pas pouvoir voler de ses propres ailes tout en offrant une certaine indépendance au niveau de la chaîne d’approvisionnement, pourrait l’être », déclarait-elle d’un ton songeur. « Je suis conservatrice avec un petit ‘c’, et je pense qu’il est bon que des industries telles que la production de vaccins et la fabrication automobile se fassent au niveau national. Il serait raisonnable d’ajouter la fusion et l’affinage du cuivre à cette catégorie. »
Tout est question d’analyse du risque, ajoutait-elle. « Quel est notre degré de vulnérabilité face à un arrêt de l’approvisionnement ? Pris isolément, cela n’aurait pas de sens économiquement parlant. Mais on peut faire valoir que le Canada pourrait gagner son indépendance en matière de fusion et d’affinage du cuivre. »
Dans le même temps, indiquait-elle, il est essentiel d’assurer la continuité de l’exploitation de la dernière fonderie du pays.
« De toute évidence, la priorité est que la fonderie qui existe au Québec reste rentable et financièrement viable », indiquait-elle. « Cela devrait rester la priorité pour le Canada. »
Passons-nous à côté de l’essentiel ?
Pour Marilyn Spink, ingénieure en matériaux et directrice générale du Canadian Critical Minerals and Materials Alliance (C2M2A, l’alliance canadienne des minéraux critiques et des matériaux), le débat concernant la nécessité pour le Canada de se doter d’une fonderie de cuivre est erroné.
Si le pays a amassé une richesse énorme en envoyant les matières premières sur le marché, indiquait-elle, la nouvelle économie requiert des matériaux spécialisés pour la fabrication avancée, les technologies propres et les applications de défense, qu’exigent les consommateurs et consommatrices. À son avis, il s’agit là de l’occasion économique négligée.
« La Chine se moque de faire de l’argent avec l’exploitation minière ou la fusion. Sa principale source de revenus est dans la fabrication, où de la valeur est ajoutée à toutes les matières premières », indiquait-elle. « Le Canada doit éviter la malédiction des ressources et ajouter de la valeur à sa richesse en ressources naturelles. Nous devons commencer à fabriquer des matériaux spécialisés dont ont besoin les consommateurs et consommatrices et qu’ils peuvent acheter dans le cadre d’accords d’écoulement. »
Ce dont a besoin le pays, ce sont des installations pour le tréfilage, les plaques et les feuilles de cuivre, et de comprendre exactement ce dont les consommateurs et consommatrices ont besoin aujourd’hui et d’ici cinq ans, ajoutait Mme Spink.
« Si nous construisons une fonderie mais continuons d’exporter du cuivre pour que d’autres ajoutent de la valeur, nous passons à côté de la plus grande occasion pour notre économie », indiquait-elle. « Pour garantir la viabilité à long terme de la fonderie, nous pourrions développer en parallèle un écosystème national de matériaux en cuivre qui répond aux besoins des consommateurs et consommatrices, ici au Canada. »
La différence entre les minéraux et les matériaux est fondamentale, et souvent perdue dans les discussions politiques, poursuivait-elle. Les procédés de fabrication avancés, les systèmes énergétiques et les technologies militaires n’utilisent pas de matières premières extraites du sol. Ils utilisent des matériaux hautement raffinés de qualité marchandise produits par un traitement complexe. L’obstacle stratégique est l’affinage, la valorisation chimique, la purification, l’alliage et la capacité technique des matériaux avancés.
Mme Spink évoquait la liste des minéraux critiques du Canada à l’appui de son argument. Sur les 34 minéraux et métaux présents dans la liste, 32 sont des éléments ou des gaz dont la production de matériaux exige un affinage supplémentaire et une conversion.
« L’opportunité ne se trouve pas dans les roches extraites du sol ou des concentrés bruts », indiquait-elle. « Elle se trouve dans la valeur ajoutée, les matériaux raffinés qui alimentent les produits et les industries en aval. À force de toujours traiter cela comme une simple histoire d’exploitation minière, nous mettons en jeu notre prospérité économique et notre sécurité économique. »
Traduit par Karen Rolland
Plus dans la catégorie Gestion
Les membres de l'ICMM adoptent de nouvelles mesures pour éviter la rupture des digues de retenue des déchets miniers à l'avenir
L'examen des résidus mené par l'International Council on Mining and Metals recommande de mettre l'accent sur la gouvernance
Sois sans crainte
Comment recueillir les données dont nous avons besoin pour éviter des accidents mortels

